« L’instant présent de Guillaume Musso

« L’instant présent de Guillaume Musso

L’écrivain le plus lu de France m’a enthousiasmée avec cette histoire. J’avoue que je l’ai précédemment un peu dédaigné. Je fus intéressée par d’autres de ses romans où l’intrigue est tellement abracadabrante qu’on se demande comment l’auteur va s’en sortir. En général Musso est habile, malgré quelques longueurs, comme dans « un appartement à Paris » mais un bon suspense demeure. L’intérêt des romans de Musso réside aussi dans les thèmes abordés. Comme l’histoire d’une jeune fille qui s’est retrouvée sur un banc de Central Park menottée à un jeune Irlandais un matin alors qu’elle dansait dans un club la veille au soir à Paris. On se demande comment l’auteur va s’en sortir. En réalité, il aborde ici la question de la maladie d’Alzheimer. Dans « La vie secrète des écrivains » qui confère à l’auteur une crédibilité nouvelle puisqu’il est reçu pour la première fois à « La grande librairie », il aborde le thème de la création littéraire. Mais je n’en parlerai pas car je n’en ai gardé quasiment aucun souvenir. Par contre, « le temps présent » est pour moi est livre exceptionnel.

Le thème est l’absence et la valeur de la présence avec une habile mise en perspective par un épisode surnaturel qui donne la meilleure distance possible au quotidien. Et nous ne pouvons que nous reconnaître dans cette attitude courante que nous avons d’être là souvent sans être vraiment là. La prise de conscience du temps qui a passé sans que nous ayons gouté les précieux moments du présent.

Musso a totalement réussi son roman car là, l’intrigue est haletante. Arthur s’est  lâche et brutal. Pourtant il accepte de celui-ci unhéritage : le phare des Quatre vents, résidence secondaire de la famille. Mais son père lui a lui interdi d’ouvrir la porte métallique de la cave. Une malédiction risquerait de le frapper comme l’a été son grand-père Sullivan. Il s’y précipite bien sûr et disparaît pour se retrouver un an après dans un lieu inconnu. Il rend visite à son grand-père qui réside dans un asile psychiatrique. Celui-ci lui déclare lui raconter son histoire s’il l’aide à s’évader. Il saura que pendant plusieurs années, Sullivan a été l’objet de cette malédiction. Chaque journée de sa vie représentait une année pour les autres. Chaque jour il disparaissait et réapparaissait d’as un lieu inconnu et parfois dangereusement. Alors qu’il avait quitté la veille la femme qu’il aimait, elle avait vécu une année sans lui. La malédiction devait durer 24 jours, soit vingt-quatre ans pour les autres. Et après ?

On se demande comment l’auteur va sen sortir pour nous offrir une fin sensée, audible. On est impatient lorsque se profile la fin des épisodes de disparition. Et c’est génial !

L’auteur ne traite pas du sujet de la malédiction, d’une punition générationnelle. Il traite du moment présent. Ici, le père absent. Le père présent est-il vraiment là ? Un père comme Arthur qui disparaît pendant un an se donne totalement à sa famille. Il découvre les nouvelles bonnes et mauvaises de l’année, les progrès des enfants, les films, les musiques nouvelles et le partage est total. Jusqu’au moment où l’épouse n’en peut plus. Alors, Musso fait vraiment l’éloge du moment présent dans un roman haletant. Si vous voulez n’en lire qu’un, c’est celui-là !

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